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L’aviron à Ajaccio

lundi 2 février 2009, par Pierre

Si vous êtes licencié dans un club d’aviron et que vous avez la chance de passer vos vacances en Corse, allez serrer la pelle aux membres du Kalliste Aviron Club d’Ajaccio. Vous aurez peut-être la joie de goûter, comme nous, aux plaisirs de ramer en mer dans la baie d’Ajaccio. Les sorties sont organisées chaque samedi et dimanche matin dès 8h30, quand la météo le permet. Le lieu de rendez-vous est la Base Nautique du Ricanto (sortie sud d’Ajaccio, route de l’aéroport à droite sur la grande plage dite aussi de Tahiti). Les sorties ont lieu tôt avant que la brise thermique et un trop fort trafic ne commencent à troubler les flots en fin de matinée. Lorsque la mer est d’huile, le plan d’eau est superbe.

Quel plaisir de ramer pour ceux qui, comme nous, n’ont que les quelques mètres d’eau boueuse de la Marne brassés par les passages des péniches (en même temps, on l’aime bien notre bonne vieille Marne) ! La sortie traverse la baie en dépassant le cap de la base d’Aspretto jusqu’à la hauteur du vieux port de pêche d’Ajaccio. Compter entre 1h et 1h30. Certains poussent, si j’ai bien compris, jusqu’à la Chapelle des Grecs en allant vers les Sanguinaires. La houle se fait sentir mais on s’y habitue vite. La stabilité est meilleure qu’en eau douce tout au moins concernant les yoles spécialement adaptées à la navigation en mer. Les skifeurs, comme en rivière, doivent être suffisamment aguerris. Sans doute faut-il avoir le sens marin pour gérer la dérive (vent et courant) mais avec la mer d’huile que nous avons eu ce jour là, je n’ai pas pu mesurer toute son importance. Pour un rameur en rivière, l’espace navigable ici est hyper confortable. On peut mettre la gomme, glisser à volonté, mais attention tout de même à ne pas accrocher un rocher affleurant (à un moment, il faut slalomer entre les secs). Il faut aussi garder un oeil autour de soi pour surveiller les vedettes et autres ferries ! Lors de ma sortie en juin, j’ai embarqué en double avec un compatriote à la retraite qui affichait une belle santé et une bonne technique (meilleure que la mienne, c’est sûr). Deux animateurs du club, deux frères me semble-t-il, m’ont fait forte impression. En 2006, ces gaillards et deux autres rameurs, ont traversé la Méditerranée en yole de mer, entre Ajaccio et Marseille, soit 360 kms parcourus en trois jours et deux nuits !

À la différence de l’aviron en eau douce, il faut savonner et laver soigneusement les bateaux pour les protéger du sel. Les pièces métalliques sont graissées. Le poids des embarcations n’est pas le même. La yolette de mer, c’est du lourd. La mise à l’eau et la sortie d’eau sont d’autant plus éprouvantes qu’il est pénible de marcher dans le sable, fusse-t-il blond et chaud. J’oubliais : prévoyez une casquette, de l’eau et de la crème solaire parce que le soleil peut cogner.

Pierre Pinelli

Pour vous connecter sur le site de nos amis avironeurs corses, cliquez sur le lien suivant : http://kallisteaviron.sport24.com/r...

Pour plus de renseignements, contactez Arnaud Carrolaggi, le président du club, au : 06-13-07-46-25.


06.13.07.46.25.

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