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Ponte di a Trinita (pont génois de la Trinité) à Olivese

lundi 25 juin 2007, par Pierre


Départ : D’Ajaccio, prendre la RN 196 en direction de Propriano, puis prendre à gauche par la D 83 vers Sainte-Marie-Sicché (Santa-Maria-Siche). Il faut alors poursuivre jusqu’à Corrano à 15 km de là, soit une vingtaine de minutes de route. Á l’entrée du village, tourner à droite sur la route qui serpente vers l’église. Elle se transforme ensuite en piste carrossable. Se garer à l’ombre au niveau d’un gros chêne déraciné et d’une carcasse de voiture.

Carte IGN : TOP 25, 4253 OT,

Temps de marche : 2 h A/R, pas de balisage

Distance : 8 km

Difficulté : facile

On chemine d’abord environ 2 km sur une piste en terre battue large et plane. En août, on peut se régaler de quelques mûres. L’ombre n’est pas difficile à trouver sous les arbres qui la longent. Le chemin est principalement environné de beaux massifs de chênes (querciu ou lecciu en corse). On en distingue trois variétés principales sur l’île : le chêne vert, le chêne liège et le chêne pubescent qui présente les spécimens les plus imposants. Après 1 km de marche environ, on peut apercevoir en face, de l’autre côté de la vallée, le village d’Olivese (Livesi) implanté à 500 m d’altitude sous la punta di a Menta (1471 m). Les constructions en pierre du pays lui donnent une jolie unité.

La piste descend. On ne tarde alors pas à voir, au niveau d’un jardin et d’une aire plantée de jeunes oliviers, un panneau qui indique au-delà d’une barrière la direction du Ponte di a Trinità. Il est mentionné à 25 mn de marche. Il faut prendre par le sentier de droite où l’on repère pratiquement à son amorce un chêne dont une branche coupée est sculptée en forme de tête. On dépasse ensuite une seconde barrière sur laquelle est inscrit : « voie sans issue tous véhicules ». Poursuivre par là. Le sentier est très ombragé, facile à arpenter. Une bergerie en tôle se présente bientôt sur la gauche. Au niveau de la bergerie, on peut apercevoir en se retournant le village de Corrano et à l’arrière-plan les profils de la Punta di Malvesa qui culmine à 1 569 m. Ne pas s’engager sur le chemin qui monte à gauche juste après la bergerie mais sur celui qui descend tout droit. On traverse alors un lieu défriché avant de parvenir à une barrière grise en métal. Il faut s’engager à gauche le long de la clôture sur le sentier qui coure à l’ombre des chênes. On appréciera la simple beauté du vieux muret recouvert de mousse. Le chant de la rivière commence à monter. Ignorer le petit passage sur la gauche et poursuivre toujours tout droit en sous-bois sur ce chemin étroit et cahoteux, encadré par des murets.

Émergeant du sous-bois comme par enchantement, voici le Ponte di a Trinità. Cet ouvrage tout en pierre de taille daterait de 1698 sous la domination génoise. Il comptait quatre arches à l’origine. Trois d’entre elles furent détruites durant la grande crue de 1783. Seule l’arche actuelle, la plus au nord, a subsisté. Il fut alors projeté de le rebâtir mais on renonça. Le pont est donc resté dans l’état. On appréciera la finesse du tablier et le tracé original en Z. La portée de l’ouvrage doit atteindre une douzaine de mètres de long sur 7 m de haut. Le pavage est défoncé mais l’édifice tient toujours solidement. On doit se retenir de barboter dans l’eau de la rivière car la baignade soit interdite(lire plus bas). On regagnera le point de départ de la randonnée par le même itinéraire avant d’aller s’attabler à l’une des bonnes auberges de la région.

Variante : On peut accéder au pont en venant d’Olivese. La balade est plus courte (30 mn A/R). Se garer à hauteur de la maison constituée de pierres et de parpaings, isolée le long de la D 757, trois minutes après Olivese en direction de Guitera. Le chemin part juste en face. La piste relativement ombragée est un peu pentue au départ. Passez une première clairière. Un peu plus loin, arrivé à une fourche, prenez la piste à gauche. Le sentier tapissé de feuilles descend doucement, bordé par des murets sous les chênes verts et les arbousiers. On perçoit bientôt le chant de la rivière qui coule à droite en contrebas, puis le ronflement moins heureux d’une petite centrale hydroélectrique. Un sentier remonte à gauche vers Olivese, indiquant 40 mn de marche. Le pont est à droite.

Un mot sur le Taravo
Les amateurs de canoë-kayak, de rafting et d’hydro-speed apprécient le Taravo qui est considéré pour sa longueur (60 km) et la variété de ses itinéraires, comme une rivière de premier plan en Europe pour la pratique de cette discipline (pour connaître les offres, appeler le Comité régional corse de kayak au 04.95.25.91.19).

Pour la baignade, c’est plus compliqué. Le fleuve est soumis à un problème de pollution récurrent causé, semble-t-il, par l’élevage porcin et la déficience du traitement des eaux usées. La situation s’est améliorée en 2005 et l’on espère que le Taravo retrouvera ses baigneurs. On espère de même voir aboutir le projet de « sentier de l’eau » dans la région ou de « maison de l’eau » évoqué sur Guitera-les-Bains. D’ici là, l’arrêté d’interdiction de baignade concerne la section comprise entre le pont de Pinu sur la commune de Ciamanacce et le ruisseau de Tuolaghju sur la commune de Zigliara.

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